nuisances auditives et visuelles

Parabole punk

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Written by Ka

octobre 22, 2011 at 9:48

Publié dans 2011

Enchainement blasé sur le thème du fatalisme

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Written by Ka

octobre 17, 2011 at 7:26

Publié dans 2011

Dissection (ou tentative) du morceau « Mademoiselle » de Taipan

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Taipan est un rappeur appartenant (ou appartenait à l’époque de cet album) à l’écurie LZO Records (qui produit d’autres artistes de qualité), il s’est fait connaître en se faisant chroniqueur rapologique de la vie via ses « AFPAN » (téléchargeable gratos). Son style est assimilable à du rap conscient, et, conscient du défaut majeur de ce rap (son aspect moralisateur) il tombe pourtant dans la même écueil, exactement le même piège en voulant faire passer une morale à contre-courant de celle qui domine: à savoir prescrire des attitudes sur ce qu’il faut ou non faire en gros. Par exemple dans son AFPAN n°4 Version X Files il sort après avoir balancé que l’esclavage c’est mal :

mon pote africain si tu m’entends, brûle ton t-shirt « noir et fier », être fier de sa race c’est un sale concept de blanc.

T’as compris l’africain? Ecoute le rappeur intelligent. La négritude c’est un truc de blanc qu’il te dit.

Bon, passons au morceau :

On peut penser au début que c’est un exercice stylistique comme morceau. Une sorte de parodie version rap des discours anti-féministes d’Alain Soral (ex-marxiste et pseudo-sociologue en mal de reconnaissance, reconverti en prophète antisioniste) voire d’Eric Zemmour (l’anticontre). Je trouvais ça fin, subtil. Plutôt classe.

Sauf qu’en fait, non. Ce morceau là, c’est un authentique morceau de propagande dont la caricature est la pièce maîtresse. Et là tout de suite, le rap conscient, ça devient moins drôle et funky à écouter, mais intéressant à décortiquer. Le but du morceau, sa portée, semble être tout simplement de considérer les femmes comme des salopes dont le grand kiff existentiel serait de frustrer les mâles impuissants que nous sommes juste parce que ce sont des salopes sadiques et narcissiques, à moins que second choix ce soient des demeurées complètement infantilisées incapable de comprendre l’impact de leurs atouts (rappelons que pénalement la femme a longtemps été considérée comme une mineure à foutre en permanence sous tutelle), au gentil rappeur de les prévenir qu’elles ne s’étonnent pas si un jour, par overdose de frustration, les mâles impuissants ne se contrôleront plus et les violeront sur place. Analysons un peu le délire.

Premièrement, l’auteur semble avoir du mal à assumer ses prises de positions (normal en même temps quand tu penses des conneries pareilles), on peut entendre à plusieurs reprises des tentatives de montrer sa tolérance au milieu des multiples crachats (un peu comme le fameux « mais chu pas raciste j’ai un pote arabe » apparaissant magiquement lors d’une saillie de comptoir bien PMUesque), les voici

J’vais pas mettre, comme un névrosé/Les bonnes filles du logis/Les sales filles débauchés de l’autre

ou encore juste après

Okay.. on est pas des talibans mais y’a des gamines qui tirent bien vite dans ce calibre […] Doit bien y’avoir une demi-mesure entre la burka et se foutre à poil

L’objectif, à travers ces justifications, est de montrer qu’il est pas bien méchant, mais aussi de présenter des extrêmes facilement imaginables histoire de prouver que ce qu’il pense ne l’est pas (extrême) du tout. C’est un procédé rhétorique (ou style d’argumentation pour faire moins cul-cul) assez connu, ou encore autrement dit « faire passer la pilule ». Le mec quand même, il insulte les femmes en les traitant de chaudasses type pyromanes qui finiront par se faire cramer les fesses et le génitoire pendant 3 minutes 58, mais ce n’est pas un névrosé ni un taliban. Compris ? Bien, passons à autre chose.

Alors que le rap commun ne s’attache pas (ou sans plus) à causer des femmes (sauf de façon volontairement provocante comme TTC avec Girlfriend ou encore Fuzati avec De l’amour à la haine etc…), dans ce morceau de Taipan on peut entendre une haine construite, presque idéologique de la femme et plus particulièrement du féminisme comme avec ce couplet :

Les féministes veulent un peu de passe-temps un combat
Non aux cheveux cassants qu’il y ait du monde aux balcons va,
Va, joue les Bridgets Jones
Et prends une bite par un jojo qui se demande si elle pige quelque chose
On est complémentaire certainement pas égaux
Commence pas te respecter que tu saches faire les créneaux je m’en pète

Numérotation car là le raisonnement est trobon, on se croirait dans une interview de Soral & consorts nous expliquant que le féminisme est la racine du mal-être moderne:
le féminisme ne sert à rien, ce n’est qu’un passe-temps de greluche (j’invite les curieux à lire des blogs comme Les Entrailles de Mademoiselle pour en avoir une vision un brin plus réaliste sur les préoccupations de ces militantes, par ex)
la féministe est forcément une attardée préoccupée uniquement par ce qu’elle dégage, il est donc logique qu’elle soit aussi paumée sexuellement
Une complémentarité qu’on retrouve lorsqu’il évoque « la mère en kit« , pour l’égalité (que les féministes désirent avant tout en droit, et non d’abord de capacité -quand bien même), c’est tellement gros comme connerie que pas besoin de poursuivre l’argu, manque flagrant de connaissance sur le sujet.

Pour finir, le dernier couplet du morceau est consacré à ce fameux problème contemporain que semble être le port du string chez les ados (sujet hautement féministe et intellectuel, très progressiste et importante pour la condition sociale des femmes) qui génèrent frustration chez le chauffeur routier (qui évidemment est un sale pervers lubrique pédophile et violeur, on est pas à un stéréotype près à ce niveau).

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Aparté
A ce stade du morceau, proche de la fin, me revient un air de musique punk. Ce sont les Garçons Bouchers. Le morceau s’appelle Toutes des putes, je réalise qu’un couplet est parfaitement adapté à la vision du rappeur, en voici un extrait accompagné de la vidéo

Il mate les nénés
Il frôle une paire de fesses
Et ça le fait bander
Quand il parle des meufs
C’est la consternation
« A bas l’avortement
Et la contraception!
Le viol, c’est de leur faute
Z’ont qu’à torcher les chiards
Au lieu d’ secouer les miches
(dédicace)
Pour exciter le braquemart!


Fin de l’Aparté
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La conclusion du son se fait un peu tristement de façon quasi-religieuse un peu à la Soklak sur une sorte de variante de son « Respect à celles qui se respectent » (décidément chez LZO la misogynie ou la rancoeur ça y va un peu quand même).

Je conclue donc à mon tour sur une approche peu éloignée mais un brin différente: Respect à ceux et celles qui respectent.

PS : certains féminismes peuvent aussi des penchants totalitaires pouvant être qualifiés de fascistes, c’est notamment le cas du féminisme radical pour Bob Black : à lire ici.. Mais le jour où ces tarées auront voix au chapitre semblent être assez loin en France. Nos chiennes de gardes semblant quant à elles, se positionner de façon plus proche de mouvements type Famille de France pour l’interdiction d’affiches publicitaires tendancieuses et de chansons pas gentilles que de ces activistes québécoises.

Written by Ka

octobre 5, 2011 at 9:08

Publié dans 2011

Balbutiement du oi! français

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Written by Ka

septembre 19, 2011 at 5:05

Publié dans 2011

Mec c’est auch j’ai l’impression d’être gavroche, la vie m’a chauffé mais elle veut pas que j’la galoche

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Written by Ka

septembre 2, 2011 at 5:19

Publié dans 2011

Court-métrage atypique et culte

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Written by Ka

septembre 1, 2011 at 3:53

Publié dans 2011

Stereogramme

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Written by Ka

juillet 26, 2011 at 1:47

Publié dans 2011